Музыкалық детальдер
Société de consommation

Société de consommationv-Fi

Désespoir,Aggressif,Colère,Intense,Sombre,Voix masculine,Voix féminine,Voix claire,Voix Rock,Rapide,Black metal
Paul ChalmelJan 16, 2026
Сияқты түзілу
COUPLET 1 Qu’importe ton métier, ta tribu, ta couleur, On marche, fiers et droits, vers nos petites peurs. Là où la contrainte a planté ses miradors, Nous, on se met en cage… en criant “j’ai choisi dehors”. On appelle ça “libre”, on appelle ça “réussir”, On signe, on clique, on coche, on s’applaudit d’obéir. Et l’isolement progresse, poli, bien habillé : Un verrou dans le cœur, mais “c’est pour ma sécurité”. REFRAIN Libre, libre… oui, mais seul dans ma boîte, Le monde en fond d’écran, la vie sous cellophane. Libre, libre… avec un bip qui gratte, Je ferme, je filtre, je fuis, je me crois plus grand. Et j’appelle ça la paix quand c’est juste une défaite, J’appelle ça “mon choix” quand c’est la peur qui mène la fête. COUPLET 2 Chacun dans sa petite case, c’est net, c’est rassurant : Les vieux rangés, les fragiles, les bébés par rangement. Petits, moyens, grands… puis classes, puis dossiers, Puis tout le reste de la vie à se laisser trier. À chaque tiroir son pro, son badge, sa spécialité, Tout le monde “s’occupe”, donc plus personne n’est lié. On délègue la chaleur à des mains réglementaires : On a des responsables partout, et personne de frère. REFRAIN Libre, libre… oui, mais seul dans ma boîte, Le monde en fond d’écran, la vie sous cellophane. Libre, libre… avec un bip qui gratte, Je ferme, je filtre, je fuis, je me crois plus grand. Et j’appelle ça la paix quand c’est juste une défaite, J’appelle ça “mon choix” quand c’est la peur qui mène la fête. COUPLET 3 Dans chaque foyer, le cocon devient bunker chic : Télé en trône, wifi, fenêtre en plastique. Résidence sécurisée, piscine et digicode, Haie de deux mètres, et le voisin devient un mode. Le luxe ultime : privé, mais sans haie, vue montagne, Comme si l’horizon rachetait nos vies en campagne. Quatre cents mètres carrés, une machine et des rêves, Et l’existence se réduit à “tant mieux, on se lève”. PONT Et c’est beau, paraît-il, ce grand progrès tranquille : Plus je me coupe des autres, plus je me sens “habile”. Plus je me crois lucide, plus je crache sur le monde, Alors qu’on avale tous la même soupe qui gronde. COUPLET 4 Bombardés des mêmes chaînes, et sûrs d’être uniques : Joutes verbales en prime time, “débat” en plastique. Faits divers en drapeaux, peurs en priorités, Amalgames en rafales, pensée en miettes jetées. On ne nous parle pas à la tête, mais à la gorge : Ça fait du clic, ça fait du chiffre, ça fait qu’on s’engorge. On oublie que la tête est faite pour voir plus loin, Et on se vautre pour mieux voir… le bruit dans le coin. REFRAIN (plus corrosif) Libre, libre… oui, libre de me taire, Libre de fermer les yeux, de signer mes chaînes. Libre, libre… client exemplaire, Je paie pour ma prison, et j’en suis presque fier. J’ai l’air de décider quand je suis juste docile, Et je confonds “ma vie” avec “mon confort fragile”. COUPLET 5 Et moi, comme tant d’autres, pris dans le décor : Crédit sur des années pour acheter du “d’accord”. Combien de fois ravaler, pour garder mon statut, Combien de fois me taire, pour ne pas perdre le dû ? Je sens ma langue saigner quand l’injustice s’installe, Je fais des pas de côté, pas toujours idéal. À force de “faut payer”, je deviens plus petit : Je garde mon avoir… et je vends mon esprit. OUTRO On dira que c’est moderne, propre, efficace, normal. Moi j’y vois des cages douces, un calme anesthésiant. On n’a pas besoin de barreaux quand on adore les murs : On s’appelle “libres” très fort… pour oublier qu’on est sûrs.