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Le silence des couloirs

Le silence des couloirsv-Vox

Style : Rap mélancolique et introspectif Prod : Piano sombre, nappes froides, basse lourde — 75 BPM Ambiance : Noirceur émotionnelle, douleur contenue, sincérité brute Flow : Posé, grave, émotionnel, avec des montées d’intensité sur les refrains
avatarKevin SuysMay 19, 2026
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Dans la cour j'marchais seul, le regard sous la flotte, Le cœur déjà fissuré comme une vitre qu'on frotte, Ils riaient de mes fringues, de ma voix, de mes notes, Chaque vanne était une lame qui me coupait les côtes. Le prof voyait tout mais préférait regarder l'heure, Moi j'cachais mes blessures derrière des airs rêveurs, À force d'encaisser j'ai appris à me taire, Le silence est un cercueil qu'on construit dans la colère. Refrain Ils disent "c'est pour rire", mais les cicatrices restent, Des mots qui cognent plus fort que des poings dans la veste, Y a des gosses qui s'endorment avec la mort dans la tête, Parce qu'à l'école on les enterre avant même qu'ils grandissent peut-être. Couplet Chaque matin c'était l'angoisse au ventre, Comme marcher pieds nus sur des tessons de verre dans l'enfer du centre, Téléphone qui vibre, messages remplis d'insultes, Photos humiliantes, partagées comme un culte. Ils veulent des victimes pour oublier leur vide, Ils frappent sur les faibles pour se sentir moins livides, Mais derrière les sourires y a des âmes qui chavirent, Des gamins qui rêvent juste de réussir à dormir. J'ai vu des bras couverts de traces et de brûlures, Des regards éteints derrière des fausses armures, Des mômes de quinze ans déjà morts à l'intérieur, Qui demandent de l'aide mais qu'on traite de menteurs. Le harcèlement c'est pas une mode ni une phase, C'est un poison lent qui détruit tout sur son passage, Ça vole l'enfance, ça salit les souvenirs, Ça transforme un battement de cœur en envie de partir. Refrain Ils disent "sois plus fort", comme si c'était facile, Quand chaque couloir ressemble à un champ de missiles, Y a des cris étouffés derrière des portes fermées, Des vies qui tombent en miettes sans jamais être écoutées. Couplet Et puis un jour y a cette chaise vide au fond de la salle, Le prénom qu'on prononce avec des silences sales, Les mêmes qui riaient postent des cœurs sur internet, Comme si quelques emojis effaçaient la tempête. Mais la mère pleure encore devant la chambre intacte, Les dessins sur le mur, les cahiers, les impacts, Elle relit les messages en cherchant une réponse, Pendant que le monde continue sa danse. On parle de statistiques, de campagnes, de numéros, Mais y a des gamins qui sombrent dans des gouffres trop gros, Ils veulent juste une main, un regard sincère, Quelqu'un qui leur dise qu'ils méritent la lumière. Parce qu'un mot peut tuer comme il peut sauver, Un regard peut détruire ou aider à respirer, Et ceux qui portent la haine comme une couronne, Savent pas qu'ils fabriquent des nuits sans aurore. Pont J'écris pour les absents, les oubliés, les invisibles, Ceux qui sourient en classe mais qui saignent dans leur bible, Pour les pères qui culpabilisent de n'avoir rien vu, Pour les mères qui répètent "si j'avais su". J'écris pour les victimes qui pensent être de trop, Pour celles et ceux qui pleurent en silence sous leur manteau, T'écoutes pas leurs mensonges quand ils disent que t'es rien, Même dans la nuit la plus noire y a toujours un matin. Refrain final Le harcèlement laisse des tombes dans les mémoires, Des enfants qui voulaient juste une place dans l'histoire, Alors ouvre les yeux quand quelqu'un chute en silence, Parce qu'un cœur qu'on protège peut survivre à la violence. Couplet Dans les toilettes du bahut certains cachent leurs larmes, Le ventre noué si fort qu'ils tremblent quand ça sonne l'alarme, Y a ceux qui changent de route pour éviter les regards, Ceux qui baissent la tête comme des prisonniers derrière des barreaux noirs. On leur vole leur prénom pour leur donner des surnoms sales, On filme leur douleur comme un spectacle banal, Et les réseaux deviennent des tribunaux sans juge, Où la haine applaudit pendant que la victime bouge. Le soir devant le miroir ils demandent pardon, Comme si c'était leur faute d'être nés différents, Ils comptent les bleus cachés sous les manches du pull, Pendant que d'autres collectionnent les likes et les insultes nulles. Certains arrêtent de manger, d'autres veulent disparaître, Y en a qui se scarifient pour réussir à sentir leur être, Parce que la douleur physique paraît moins forte parfois, Que les phrases répétées chaque jour contre soi. Refrain Combien de vies brisées derrière les portails d'école, Combien de rêves noyés dans les rumeurs qui collent, Les adultes disent souvent "ça passera demain", Mais certains ne voient plus aucun chemin. Couplet Je pense à ce gamin debout sur le bord du vide, Qui voulait juste qu'on entende son cœur timide, À cette fille insultée parce qu'elle était trop ronde, Comme si la cruauté devenait normale dans ce monde. Les bourreaux grandissent avec des poings dans la tête, Ils reproduisent la violence qu'ils portent en cachette, Mais comprendre la douleur n'efface pas les dégâts, Une vie détruite ne revient malheureusement pas. Alors parle, tends la main avant qu'il soit trop tard, parce qu'un seul geste peut rallumer une âme perdue qui s'effondrait dans le noir. Sauve-les aujourd'hui!!