COUPLET 1
Elle traîne sa peine dans les couloirs gris, regard vide, cœur meurtri,
Première école, premiers cris, déjà la haine s’invite et s’écrit,
On la pointe du doigt, on rigole trop fort, elle encaisse sans bruit,
Les mots sont des lames, chaque jour une blessure de plus dans sa vie,
Elle rentre chez elle en silence, le mascara coule comme la pluie,
Personne voit la tempête, personne capte ce qu’elle subit,
Elle rêve d’un monde où les voix cessent, où l’humain n’est pas pourri,
Mais l’enfance se brise, et dans l’ombre son innocence s’enfuit.
REFRAIN
On l’a brisée trop de fois, trop de nuits sans étoiles,
Elle a la rage en soi, un cœur noir qui s’emballe,
De victime à bourreau, elle change les règles du jeu,
Dans un monde sans pitié, elle devient ce qu’elle veut.
COUPLET 2
Deuxième école, même décor, même enfer sous d’autres noms,
Les regards sont des juges, les rires des condamnations,
Elle change de ville, change de vie, mais garde les mêmes prisons,
Les réseaux ajoutent leur poison, chaque notif est une trahison,
On l’insulte en ligne, on partage sa douleur sans raison,
Elle encaisse encore, mais la haine prend de plus en plus de place dans ses visions,
Elle serre les poings dans le noir, nourrie par les humiliations,
Et dans son esprit fissuré germe une froide détermination.
REFRAIN
On l’a brisée trop de fois, trop de nuits sans étoiles,
Elle a la rage en soi, un cœur noir qui s’emballe,
De victime à bourreau, elle change les règles du jeu,
Dans un monde sans pitié, elle devient ce qu’elle veut.
COUPLET 3
Troisième école, c’est pareil, rien ne change dans le décor,
Les sourires sont faux, les alliances se font et se défont encore,
Elle n’est plus la fille fragile, elle apprend à mordre plus fort,
Elle observe, elle calcule, elle transforme sa douleur en ressort,
Mais quelque chose se casse quand un camarade tombe trop bas,
Un garçon perdu dans le vide, harcelé jusqu’au dernier combat,
Les réseaux l’ont achevé, les mots l’ont poussé vers le froid,
Et son silence pèse lourd comme un crime qu’on n’oublie pas.
OUTRO
Quatrième école, elle n’est plus la même, le regard vide de feu,
Elle devient l’ombre qui juge, celle qu’on craint dans les lieux,
Elle rend chaque coup reçu, multiplié par deux,
Mais dans le miroir, elle voit qu’elle a perdu les cieux.
COUPLET 4
Dans les couloirs du net, la haine circule en silence,
Chaque commentaire devient une arme, une sentence en transe,
Elle lit sans cligner des yeux, nourrie par l’absence,
D’une enfance volée trop tôt, d’une constante errance,
Elle se dit qu’aucun pardon n’existe dans ce décor,
Que le monde n’est qu’un ring où survit le plus fort,
Alors elle forge sa carapace, froide comme l’aurore,
Et laisse derrière elle les restes d’un amour mort.
REFRAIN
On l’a brisée trop de fois, trop de nuits sans étoiles,
Elle a la rage en soi, un cœur noir qui s’emballe,
De victime à bourreau, elle change les règles du jeu,
Dans un monde sans pitié, elle devient ce qu’elle veut.
BRIDGE
Les écrans deviennent miroirs d’une société malade,
Où la douleur amuse et où les mots dégradent,
Elle voit son reflet changer au fil des rafales,
Entre justice et vengeance, la frontière devient bancale.
COUPLET 5
On dit que le temps guérit, mais chez elle il empire,
Chaque souvenir revient comme une lame qui respire,
Elle avance sans recul, prête à faire souffrir,
Ceux qui ressemblent à ceux qui l’ont fait frémir,
Mais au fond de ses nuits, quand le silence s’étire,
Une voix faible lui rappelle ce qu’elle a laissé fuir,
Un morceau d’elle-même qu’elle n’ose plus définir,
Perdu entre la haine et ce qu’elle aurait pu devenir.
REFRAIN
On l’a brisée trop de fois, trop de nuits sans étoiles,
Elle a la rage en soi, un cœur noir qui s’emballe,
De victime à bourreau, elle change les règles du jeu,
Dans un monde sans pitié, elle devient ce qu’elle veut.
OUTRO FINAL
Et dans la nuit qui tombe, elle marche sans lumière,
Le passé sur ses épaules, lourd comme une pierre,
Elle comprend trop tard que la haine est un enfer,
Qui dévore autant celui qui frappe que celui qui perd.
REFRAIN VARIATION
On l’a brisée trop de fois, trop de nuits sans étoiles,
Elle a la rage en soi, un cœur noir qui s’emballe,
De victime à bourreau, elle change les règles du jeu,
Dans un monde sans pitié, elle devient ce qu’elle veut.
DERNIER MOT
Mais rien ne justifie les ruines qu’on laisse derrière soi,
Même quand la douleur hurle et qu’on ne voit plus la voie.
PONT FINAL
Elle regarde les visages, cherche un signe de paix,
Mais ne trouve que des murs et des cœurs trop épais,
Le monde tourne vite, sans jamais s’arrêter,
Et chacun cache ses blessures sous des masques brisés,
Elle voudrait effacer tout ce qu’elle a semé,
Revenir en arrière, apprendre à respirer,
Mais les choix sont gravés, impossible de nier,
Que la douleur partagée finit par tout consumer.
Elle marche seule encore, dans un monde abîmé,
Cherchant un peu de calme dans ce chaos enflammé.
Les voix s’éteignent mais la douleur reste gravée. silence dans la nuit