On vient d’un peuple qui plie pas,
Qui a survécu contre le froid,
Contre l’oubli, contre l’histoire,
Contre ceux qui voulaient nous voir
Disparaître en silence.
On porte la langue comme un flambeau,
On porte nos morts sur nos épaules,
On porte nos rêves dans nos mots,
Et nos valeurs dans nos drapeaux
Qui refusent le silence.
Debout, enfants du pays,
On n’a jamais cessé d’être ici.
On demande rien d’autre que le respect,
Le droit de vivre comme on est.
Debout, enfants du pays,
On n’a pas fini d’écrire qui on est.
On n’est pas un peuple à genoux,
On est un peuple debout.
Les Patriotes ont allumé
Une flamme qu’on n’a pas soufflée.
Ils ont dit : « Un peuple sans voix
Est un peuple qu’on efface une fois
Et qu’on oublie ensuite. »
Mais nous, on n’a rien oublié.
On porte leur courage dans nos veines,
Leur soif de justice dans nos mains,
Leur appel à se tenir demain
Sans jamais baisser la tête.
Debout, enfants du pays,
On n’a jamais cessé d’être ici.
On demande rien d’autre que le respect,
Le droit de vivre comme on est.
Debout, enfants du pays,
On n’a pas fini d’écrire qui on est.
On n’est pas un peuple à genoux,
On est un peuple debout.
On n’est pas tombés.
On s’est accroupis.
On n’a pas cédé.
On s’est endurcis.
Un seul genou au sol,
Mais le cœur droit comme un drapeau.
Il manque juste un peu de volonté
Pour rallumer le feu des héros.
Un genou au sol,
Le regard vers le ciel,
Un pied dans la terre,
Le drapeau droit et fier.
On attend pas qu’on nous relève,
On attend pas qu’on nous pardonne.
Il manque juste un souffle, un rêve,
Pour que tout un peuple se redonne.
Debout, enfants du pays,
On n’a jamais cessé d’être ici.
On demande rien d’autre que le respect,
Le droit de vivre comme on est.
Debout, enfants du pays,
On n’a pas fini d’écrire qui on est.
On n’est pas un peuple à genoux,
On est un peuple debout.