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Ce que je n'ai pas dit

Ce que je n'ai pas ditv-Fi

Rap,Colère,Aggressif
avatarKevin SuysMay 6, 2026
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COUPLET 1 J’ai noirci des pages comme si l’encre saignait mes veines Journal de bord, chaque ligne c’est une balafre que je traîne J’ai trop parlé, trop donné, trop ouvert les coffres Moi le mec discret, j’ai fini par exposer les offres Les failles, les traumas, les silences qui pèsent lourd Les nuits sans sommeil où tes pensées font des détours J’me suis livré à moitié, le reste reste scellé Y’a des douleurs que même les mots refusent de relayer Ils veulent comprendre mais ils n’ont pas vécu la tempête Ils voient les cicatrices mais pas les guerres dans ma tête J’ai appris que l’ombre protège autant qu’elle enferme Que certains secrets, c’est des bombes que tu désarmes Alors j’écris, j’empile, j’évacue le trop-plein Chaque phrase c’est un cri que j’étouffe dans un coin Yahya dirait “vide ton sac”, ouais j’essaye, j’le fais Mais y’a des vérités qui meurent mieux quand elles restent muettes REFRAIN J’vide mon sac mais j’garde des silences Y’a des douleurs qui survivent dans l’absence J’ai trop donné à ceux qui jouaient faux Maintenant j’avance seul, le cœur en morceaux J’vide mon sac mais j’garde des secrets Parce que tout dire ça peut t’achever J’ai appris tard mais j’ai appris quand même Être en paix avec moi, mes fautes et mes démons que j’aime COUPLET 2 J’ai vu des sourires devenir des lames dans le dos Des “fréro” qui disparaissent dès que t’as plus de réseau La trahison, j’connais le goût, amer comme la cendre Ça te bouffe de l’intérieur mais t’apprends à l’entendre À lire entre les lignes, à flairer les serpents À comprendre que la loyauté c’est rare et ça se vend J’ai trop cru en l’humain, j’ai trop laissé passer Maintenant j’analyse tout avant de m’attacher Couteaux plantés, j’ai fini par m’y faire À force de tomber, tu développes des réflexes de guerre J’ai ouvert les yeux tard mais j’les ai ouverts quand même Et j’vois plus clair dans les regards que dans les “je t’aime” Ils veulent ton énergie mais jamais porter ton poids Ils veulent ta lumière mais pas ton combat Alors j’filtre, j’trie, j’laisse le superficiel Parce que la paix intérieure vaut plus que leur logiciel REFRAIN J’vide mon sac mais j’garde des silences Y’a des douleurs qui survivent dans l’absence J’ai trop donné à ceux qui jouaient faux Maintenant j’avance seul, le cœur en morceaux COUPLET 3 Plus de 30 ans pour comprendre qui j’étais Pour faire la paix avec les parts que je détestais Les démons, j’les ai combattus, puis apprivoisés Parce qu’au fond, c’est eux qui m’ont appris à respirer J’ai voulu fuir, nier, enterrer le passé Mais il revient toujours quand t’essayes de tricher Alors j’ai pris le temps, j’ai regardé en face Chaque erreur, chaque chute, chaque putain d’impasse C’est pas un film, y’a pas de happy end parfait Juste un mec qui apprend à vivre avec ce qu’il est J’ai pardonné sans oublier, nuance importante Parce que l’oubli rend faible, la mémoire te rend constante J’ai plus la rage aveugle, j’ai une lucidité froide J’avance sans bruit, loin des masques et des façades J’ai moins d’amis mais plus de vérité Moins de bruit autour mais plus de stabilité PONT (flow plus rapide / technique) J’empile les phases, j’découpe les phrases, j’analyse les bases J’ai trop vécu dans l’drame, maintenant j’maîtrise la braise J’ai vu les visages, les virages, les mirages, les naufrages Les faux messages, les sabotages, les gars sans courage J’ai appris à coder mes émotions en métaphores À transformer la douleur en munitions qui perforent Chaque mot est précis, calibré comme un tir J’rappe pas pour briller, j’rappe pour survivre COUPLET 4 Aujourd’hui j’suis bien, et ça surprend même moi Après toutes les tempêtes, j’ai trouvé un endroit Pas parfait, pas lisse, mais réel et stable Un équilibre fragile mais enfin durable J’ai lâché prise sur ce que j’contrôle pas Sur les gens, les attentes, les combats qui sont pas à moi J’ai compris que la paix c’est un choix quotidien Pas une destination, mais un chemin Alors j’avance, sans me retourner trop souvent Parce que le passé attire comme un aimant Mais j’sais où j’vais, et ça suffit largement Même si la route reste pleine de tournants OUTRO J’ai vidé mon sac… mais pas tout Y’a des chapitres qui resteront flous Pas par peur… mais par respect Pour les cicatrices que même le temps n’efface jamais Et si t’écoutes entre les lignes, tu comprendras Que le silence aussi… ça parle parfois