Musikin tiedot
Oubliés vivants

Oubliés vivantsv-Vox

Style : Rap storytelling social, sombre, cinématographique, mélancolique et profondément humain. Prod : Piano nostalgique, violoncelles poignants, nappes froides, basses profondes, batterie boom-bap moderne, kicks lourds et percussions lentes — 80 BPM. Ambiance : Solitude des personnes âgées, veuvage, abandon familial, souvenirs d’une vie entière, maisons silencieuses, attente d’un appel qui ne vient jamais, douleur du temps qui efface les visages, tristesse authentique et émotion brute. Flow : Grave, posé et sincère, narration immersive avec montée progressive en intensité. Alternance entre passages introspectifs, confidences touchantes et phases de rap percutantes. Refrain fort, mémorable et chargé d’émotion. Écriture : Storytelling à la première personne. Images de photos jaunies, téléphone muet, chaise vide, pluie contre les vitres et couloirs déserts. Métaphores du temps, de l’oubli et du silence. Vérités humaines, regrets, sacrifices, amour perdu et dignité. Très poignant.!!!
avatarKevin SuysMay 30, 2026
Luo samanlainen
[Couplet 1] Je suis assis près de la fenêtre, le regard perdu dans la pluie, Les heures tombent goutte après goutte et se confondent avec mes nuits. Dans le miroir je vois un visage que le temps a lentement sculpté, Chaque ride porte une histoire que personne ne vient plus écouter. J’ai travaillé toute ma vie pour remplir les assiettes à la maison, J’ai porté des charges, des soucis, des tempêtes et des saisons. J’ai appris à mes enfants comment tenir debout quand tout s’écroule, Aujourd’hui leurs voix sont lointaines comme des bateaux dans la houle. Les cadres alignés sur le meuble sont devenus mes compagnons, Je connais chaque sourire par cœur, chaque date, chaque prénom. Le silence a pris les pièces une à une sans faire de bruit, Et parfois je parle aux souvenirs pour ne pas parler à la nuit. Je n’attends pas des miracles, ni des richesses, ni des couronnes, Seulement quelques minutes sincères quand mon téléphone sonne. Je me souviens des Noël remplis de rires autour de la table, Maintenant même les fêtes semblent traverser ma porte sans escale. [Refrain] N’oubliez pas ceux qui vous ont portés quand vos jambes tremblaient, Ceux qui restaient éveillés quand vos cauchemars vous réveillaient. Le temps avance pour tout le monde, personne n’échappe à son tour, Un jour les cheveux deviennent blancs même sur les têtes pleines d’amour. N’oubliez pas les mains fatiguées qui vous ont appris le chemin, Car la solitude est un désert quand plus personne ne vous tient la main. Avant que les regrets ne parlent plus fort que les mots qu’on retient, Dites à ceux qui vieillissent encore qu’ils comptent et qu’ils valent bien. [Couplet 2] Depuis que ma femme est partie, la maison respire autrement, Son absence flotte dans l’air comme un hiver interminablement. Je garde sa tasse dans l’armoire, son écharpe derrière la porte, Comme si l’amour pouvait rester quand la vie devient plus courte. Parfois je m’assois à sa place et je raconte encore ma journée, Même si je sais qu’aucune réponse ne viendra me réconforter. Nous avions des projets simples, regarder grandir les petits, Profiter des matins tranquilles après les batailles de la vie. Mais le destin ne demande jamais la permission quand il frappe, Il arrache des morceaux du cœur puis il referme sa trappe. Les voisins changent, les rues changent, les visages passent et s’effacent, Moi je reste avec mes souvenirs qui tournent encore sur place. Je vois des anciens dans les couloirs au regard rempli d’abandon, Des héros anonymes qui finissent oubliés dans un horizon. Ils ont bâti des familles, des quartiers, des routes et des foyers, Puis deviennent invisibles dès que leurs pas se mettent à ralentir. [Refrain] N’oubliez pas ceux qui vous ont portés quand vos jambes tremblaient, Ceux qui restaient éveillés quand vos cauchemars vous réveillaient. Le temps avance pour tout le monde, personne n’échappe à son tour, Un jour les cheveux deviennent blancs même sur les têtes pleines d’amour. N’oubliez pas les mains fatiguées qui vous ont appris le chemin, Car la solitude est un désert quand plus personne ne vous tient la main. Avant que les regrets ne parlent plus fort que les mots qu’on retient, Dites à ceux qui vieillissent encore qu’ils comptent et qu’ils valent bien. [Couplet 3] Si tu m’écoutes aujourd’hui, prends une minute et réfléchis, À la vitesse où passent les années, aux promesses et aux oublis. Le succès, l’argent, les agendas remplis ne durent qu’un instant, Mais une visite peut éclairer des semaines entières de tourment. Il existe des regards qui attendent derrière des fenêtres fermées, Des cœurs qui espèrent un message qu’ils n’osent plus réclamer. Chaque ancien porte en lui une bibliothèque de mémoire, Des victoires, des sacrifices, des défaites et des histoires. Quand une génération s’éteint sans être écoutée jusqu’au bout, C’est un morceau de notre propre humanité qu’on enterre avec elle. Alors serre ton père dans tes bras, appelle ta mère ce soir, Avant que le manque ne transforme leur présence en simple mémoire. Parce qu’au bout du chemin nous cherchons tous la même chose, Un peu d’amour, de dignité, une voix qui nous réponde. Et quand mon dernier jour viendra, je n’emporterai rien avec moi, Sauf les gestes de tendresse que j’aurai reçus autrefois. [Pont] Je ne demande pas la pitié, je demande seulement la présence, La preuve que les liens du sang valent plus que la distance. Une chaise vide dans un salon raconte parfois davantage, Que mille discours prononcés devant les lumières et les passages. Le monde court sans regarder ceux qui marchent moins vite, Comme si perdre de la force effaçait soudain le mérite. Pourtant derrière chaque front marqué par les années qui s’accumulent, Il y a des rêves, des combats, des blessures qui reculent. Écoute leur voix tant qu’elle résonne encore dans l’air, Car quand elle disparaît, le silence devient un hiver. N’attends pas demain pour aimer, demain se cache parfois trop loin; un appel sincère peut sauver tout un chagrin vite.