์์
์์ธ ์ ๋ณด

Elle avait quatre enfants, un cลur trop grand pour elle,
Mรชme malade, elle restait belle,
Elle donnait tout, mรชme ce quโelle nโavait plus,
Et les enfants du quartier venaient chercher sa vertu.
Les cousins, les cousines, venaient sรฉcher leurs pleurs,
Elle ouvrait sa porte comme on ouvre son cลur.
Elle รฉtait ce refuge oรน tout le monde revenait,
Une maman pour tous, mais surtout la mienne, en secret.
Maman, jโaurais voulu te garder plus longtemps,
Jโรฉtais tout juste devenue mรจre ร mon tour, doucement.
Jโaurais eu besoin de ta force, de tes mots rassurants,
De ton rire qui guรฉrissait tout en un instant.
Aujourdโhui tu veilles sur nous, quelque part dans le vent,
Et moi, je mโefforce dโรชtre la mamie
Que tu aurais rรชvรฉ dโรชtre vraiment.
Ton dรฉpart a laissรฉ un trou bรฉant,
Dans tant de cลurs, mais surtout dans le mien, รฉvidemment.
Jโaurais voulu te dire que je comprends maintenant,
Tout ce que tu as portรฉ, tout ce que tu faisais en silence.
Je te cherche dans mes gestes, dans mes choix,
Dans la faรงon dont je serre mes enfants contre moi.
Et parfois, quand je doute, je sens ta main,
Comme un souffle qui me dit : ยซ Continue, tu vas bien. ยป
Maman, jโaurais voulu te garder plus longtemps,
Jโรฉtais tout juste devenue mรจre ร mon tour, doucement.
Jโaurais eu besoin de ta force, de tes mots rassurants,
De ton rire qui guรฉrissait tout en un instant.
Aujourdโhui tu veilles sur nous, quelque part dans le vent,
Et moi, je mโefforce dโรชtre la mamie
Que tu aurais rรชvรฉ dโรชtre vraiment.
Et si parfois je tombe,
Je sais que tu mโattends dans lโombre.
Tu me relรจves sans un mot,
Comme tu lโas fait si souvent, si tรดt.
Maman, jโaurais voulu te garder plus longtemps,
Mais ton amour continue de battre dans mon sang.
Je marche avec toi, mรชme en ton absence,
Je deviens un peu toi, ร chaque naissance.
Aujourdโhui tu veilles sur nous, quelque part dans le vent,
Et je te promets de devenir
La mamie que tu aurais รฉtรฉ, tendrement.
0
๋๊ธ