Detalhes da Música

COUPLET 1
J’ai noirci des pages comme si l’encre saignait mes veines
Journal de bord, chaque ligne c’est une balafre que je traîne
J’ai trop parlé, trop donné, trop ouvert les coffres
Moi le mec discret, j’ai fini par exposer les offres
Les failles, les traumas, les silences qui pèsent lourd
Les nuits sans sommeil où tes pensées font des détours
J’me suis livré à moitié, le reste reste scellé
Y’a des douleurs que même les mots refusent de relayer
Ils veulent comprendre mais ils n’ont pas vécu la tempête
Ils voient les cicatrices mais pas les guerres dans ma tête
J’ai appris que l’ombre protège autant qu’elle enferme
Que certains secrets, c’est des bombes que tu désarmes
Alors j’écris, j’empile, j’évacue le trop-plein
Chaque phrase c’est un cri que j’étouffe dans un coin
Yahya dirait “vide ton sac”, ouais j’essaye, j’le fais
Mais y’a des vérités qui meurent mieux quand elles restent muettes
REFRAIN
J’vide mon sac mais j’garde des silences
Y’a des douleurs qui survivent dans l’absence
J’ai trop donné à ceux qui jouaient faux
Maintenant j’avance seul, le cœur en morceaux
J’vide mon sac mais j’garde des secrets
Parce que tout dire ça peut t’achever
J’ai appris tard mais j’ai appris quand même
Être en paix avec moi, mes fautes et mes démons que j’aime
COUPLET 2
J’ai vu des sourires devenir des lames dans le dos
Des “fréro” qui disparaissent dès que t’as plus de réseau
La trahison, j’connais le goût, amer comme la cendre
Ça te bouffe de l’intérieur mais t’apprends à l’entendre
À lire entre les lignes, à flairer les serpents
À comprendre que la loyauté c’est rare et ça se vend
J’ai trop cru en l’humain, j’ai trop laissé passer
Maintenant j’analyse tout avant de m’attacher
Couteaux plantés, j’ai fini par m’y faire
À force de tomber, tu développes des réflexes de guerre
J’ai ouvert les yeux tard mais j’les ai ouverts quand même
Et j’vois plus clair dans les regards que dans les “je t’aime”
Ils veulent ton énergie mais jamais porter ton poids
Ils veulent ta lumière mais pas ton combat
Alors j’filtre, j’trie, j’laisse le superficiel
Parce que la paix intérieure vaut plus que leur logiciel
REFRAIN
J’vide mon sac mais j’garde des silences
Y’a des douleurs qui survivent dans l’absence
J’ai trop donné à ceux qui jouaient faux
Maintenant j’avance seul, le cœur en morceaux
COUPLET 3
Plus de 30 ans pour comprendre qui j’étais
Pour faire la paix avec les parts que je détestais
Les démons, j’les ai combattus, puis apprivoisés
Parce qu’au fond, c’est eux qui m’ont appris à respirer
J’ai voulu fuir, nier, enterrer le passé
Mais il revient toujours quand t’essayes de tricher
Alors j’ai pris le temps, j’ai regardé en face
Chaque erreur, chaque chute, chaque putain d’impasse
C’est pas un film, y’a pas de happy end parfait
Juste un mec qui apprend à vivre avec ce qu’il est
J’ai pardonné sans oublier, nuance importante
Parce que l’oubli rend faible, la mémoire te rend constante
J’ai plus la rage aveugle, j’ai une lucidité froide
J’avance sans bruit, loin des masques et des façades
J’ai moins d’amis mais plus de vérité
Moins de bruit autour mais plus de stabilité
PONT (flow plus rapide / technique)
J’empile les phases, j’découpe les phrases, j’analyse les bases
J’ai trop vécu dans l’drame, maintenant j’maîtrise la braise
J’ai vu les visages, les virages, les mirages, les naufrages
Les faux messages, les sabotages, les gars sans courage
J’ai appris à coder mes émotions en métaphores
À transformer la douleur en munitions qui perforent
Chaque mot est précis, calibré comme un tir
J’rappe pas pour briller, j’rappe pour survivre
COUPLET 4
Aujourd’hui j’suis bien, et ça surprend même moi
Après toutes les tempêtes, j’ai trouvé un endroit
Pas parfait, pas lisse, mais réel et stable
Un équilibre fragile mais enfin durable
J’ai lâché prise sur ce que j’contrôle pas
Sur les gens, les attentes, les combats qui sont pas à moi
J’ai compris que la paix c’est un choix quotidien
Pas une destination, mais un chemin
Alors j’avance, sans me retourner trop souvent
Parce que le passé attire comme un aimant
Mais j’sais où j’vais, et ça suffit largement
Même si la route reste pleine de tournants
OUTRO
J’ai vidé mon sac… mais pas tout
Y’a des chapitres qui resteront flous
Pas par peur… mais par respect
Pour les cicatrices que même le temps n’efface jamais
Et si t’écoutes entre les lignes, tu comprendras
Que le silence aussi… ça parle parfois
