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ðµ serpentdefuméev-Fi
Rap,Hip hop,West Coast Rap,Jazz rap,Aggressif,Ãnergique,ColÚre,Voix masculine,TrÚs rapide,Syncopé,Tempo variable
Oct 30, 2025
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ðµ RAYÃ â LâHomme aux Barreaux
(Rap â Hip-Hop / West Coast / Jazz Rap â Ãnergie, colÚre, syncopé, tempo variable)
(Intro â murmuré)
Une clope sâéteint...
Un souffle sâéchappe...
Un homme se lÚve...
Rayé.
Couplet 1 â Le serpent de fumée
Un serpent de fumée glisse entre les barreaux,
le vent dit « file », la lune dit « trop tÎt ».
Dans sa cellule, il sâappuie sur la nuit,
il compte ses jours dans le battement du bruit.
Rayé comme les murs, comme lâhabit quâil porte,
comme son nom quâon gomme à chaque porte.
Sous les néons qui toussent, il cherche un ciel,
un trou dans lâombre, un peu de réel.
Un mégot pour lampe, un souffle pour priÚre,
il écrit dans la fumée des mots de lumiÚre.
Sa bouche â sa plume, le vide â sa feuille,
et son cÅur bat sec, sans orgueil.
Refrain â Le trait
Un grand trait â coupé dans son passé,
Un grand trait â quâon peut plus effacer.
Un trait de glace, clair et nu,
Rayé du monde â mais vivant, tu mâsuis ?
Un grand trait â éclair dans la cage,
Un grand trait â entre lâhomme et lâimage.
Un trait net, sans loi, sans cri,
Rayé... mais debout â crois-moi, oui.
Couplet 2 â Le livre du destin
Une aurore parcheminée brûle dans sa tête,
les mots sâenflamment, la paix sâarrête.
Il relit sa vie, vieux parchemin,
chaque cicatrice â un refrain divin.
Il revoit la rue, la rage, la fuite,
les amours perdues, la jeunesse vite.
Les regards qui jugent, les sirÚnes folles,
les rêves morts avant lâécole.
Mais dans sa cage, il taille une étoile,
avec lâongle, le souffle, la toile.
Il dit : « Ma liberté vit pas dehors,
le monde mâa rayé â jâle réécris, encore. »
La fumée monte, droite et fine,
comme un serment sur la tÃŽle divine.
Chaque barreau devient sa ligne,
chaque plaie â sa signature intime.
Refrain â Le trait (2e fois)
Un grand trait â coupé dans son passé,
Un grand trait â quâon peut plus effacer.
Un trait de glace, clair et nu,
Rayé du monde â mais vivant, tu mâsuis ?
Un grand trait â dans la nuit qui saigne,
Un grand trait â patient dans la peine.
Un trait net, sans foi, sans loi,
Rayé... mais debout, crois-moi.
Couplet 3 â Lâhomme rayé
Les matins passent, le corps sâefface,
le regard tombe, mais lââme sâenlace.
Lâhomme rayé devient reflet dâacier,
mi-chair, mi-ombre, prêt à crier.
Un jour la porte tremble, sâouvre lent,
la lumiÚre entre, brûlante, vibrante.
Un pas, puis deux â dehors enfin,
lâair lui frappe le cÅur, câest divin.
Le serpent de fumée reprend son vol,
il suit sa trace, corps et sol.
Libre, oui â mais marqué à vie,
le monde le fixe, il sourit :
« Jâsuis rayé, mais pas rayé du rêve,
jâai gravé ma route, trêve aprÚs trêve.
Vous mâavez rayé des hommes, des tomes,
mais jâmarche vos rues â fantÃŽme dâun homme. »
Pont â Le trait final
Un grand trait â sur la peur, sur la honte,
Un grand trait â sur la croix qui monte.
Un grand pont â tracé sur le vide,
Un grand trait â entre lâombre et le guide.
Froid le trait, mais le feu demeure,
Droit le trait â jusquâau cÅur.
Outro â parlé, écho
Un serpent de fumée...
un souffle...
un nom rayé...
mais jamais effacé.
(battement de cÅur, silence)
Rayé... et libre.
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