Музыкалық детальдер

(Intro)
Ouais…
On a hérité d’un monde bâti dans la sueur et les cris
Mais dis-moi… qu’est-ce qu’on en fait aujourd’hui ?
(Couplet 1)
Nos anciens marchaient droit même face aux fusils
Ils réclamaient des droits pendant qu’on baisse les yeux sur nos vies
Ils ont crié justice quand parler coûtait la peau
Nous on scrolle en silence, enfermés dans nos écrans froids
Ils ont levé des foules, organisé des combats
Nous on like des révoltes sans jamais sortir de chez soi
Eux risquaient la prison pour un mot, pour une idée
Nous on a peur d’un débat, peur même de déranger
On a hérité du sang, des luttes et des victoires
Mais regarde-nous frère, on oublie toute leur histoire
Le droit de vote, la dignité, les acquis sociaux
Tout ça disparaît pendant qu’on regarde le show
(Refrain)
On est spectateurs de nos vies, assis dans le noir
Pendant qu’on nous vole nos droits sans même nous laisser voir
Ils prennent tout pendant qu’on détourne le regard
Faudrait redevenir acteurs, rallumer l’espoir
On est spectateurs, ouais on laisse tout filer
Pendant qu’ils décident pour nous, pendant qu’on reste figés
Nos anciens se battaient, nous on laisse tomber
Mais combien de temps encore avant de se réveiller ?
(Couplet 2)
Le pouvoir d’achat en chute libre, mais silence radio
On compte les centimes pendant qu’ils s’partagent le gâteau
Ils parlent d’efforts, de crise, de serrer la ceinture
Mais eux augmentent leurs salaires, loin de nos blessures
Ils savent même pas c’est quoi finir le mois à découvert
Choisir entre manger ou chauffer l’hiver
Ils parlent d’économie comme d’un jeu d’échecs
Mais nous on est les pions qu’ils sacrifient sans remords, sans respect
Y’a deux mondes, frère, et ils vivent pas dans le nôtre
Ils votent des lois tranquilles pendant qu’on s’enfonce dans la faute
On survit plus qu’on vit, c’est devenu banal
Et on accepte tout ça comme si c’était normal
(Pont)
Mais dis-moi, c’est quand la dernière fois qu’on s’est levés ?
Pas juste râler… vraiment s’organiser
C’est quand qu’on a dit “stop”, ensemble et solidaires ?
Ou est-ce qu’on préfère rester seuls avec nos galères ?
(Refrain)
On est spectateurs de nos vies, assis dans le noir
Pendant qu’on nous vole nos droits sans même nous laisser voir
Ils prennent tout pendant qu’on détourne le regard
Faudrait redevenir acteurs, rallumer l’espoir
On est spectateurs, ouais on laisse tout filer
Pendant qu’ils décident pour nous, pendant qu’on reste figés
Nos anciens se battaient, nous on laisse tomber
Mais combien de temps encore avant de se réveiller ?
(Couplet 3)
Ils ont marché pour qu’on parle, pour qu’on puisse choisir
Pour qu’on puisse travailler sans être traités comme des chiens à punir
Ils ont gagné des droits qu’on laisse s’effondrer
Petit à petit, sans même se retourner
C’est pas arrivé d’un coup, c’est toujours progressif
Une loi, une réforme, un recul discret mais nocif
Et pendant qu’on débat sur des détails inutiles
Le vrai combat disparaît, lentement, fragile
Ils divisent pour régner, vieille stratégie
Pendant qu’on s’accuse entre nous, eux consolident leur magie
On oublie qu’ensemble on est bien plus forts
Mais chacun dans son coin, on renforce leur décor
(Couplet 4)
On a perdu le goût du collectif, du vrai
Trop occupés à survivre pour penser à demain
Mais c’est comme ça qu’ils gagnent, en nous épuisant
En nous laissant croire qu’on est seuls face au vent
Mais non, regarde bien, on est des millions
À galérer pareil, à subir les mêmes pressions
Et si on se levait comme ceux avant nous ?
Peut-être que l’histoire recommencerait… pour nous
(Outro)
On a encore le choix, faut pas l’oublier
Même si tout semble verrouillé, tout peut basculer
Nos anciens l’ont prouvé, dans le feu, dans la rue
La liberté s’obtient… elle n’est jamais due
Alors relève la tête, arrête d’être spectateur
La peur les nourrit, le courage fait leur peur
C’est pas trop tard pour écrire une autre page
Mais faut qu’on devienne acteurs… pas juste des mirages
