Music Details

Silence à vendrev-Fi
Rap , Anger , Aggressif , engagé , incisif , lent , sombre , froid , rue , ambiance film noir
Kevin SuysApr 24, 2026Create Similar
Couplet 1
Les halls sentent la peur, la frappe et les billets sales,
Ici le destin s’écrit souvent en cavale,
Les murs sont fissurés comme les vies qu’ils abritent,
Chaque étage cache un drame que personne n’évite.
Petit frère veut du luxe, pas finir dans l’oubli,
Alors il court après l’ombre, même s’il sait le prix,
Les regards sont lourds, chargés de non-dits,
Dans ce quartier, survivre est déjà un défi.
Un scooter disparaît, une vitre éclate la nuit,
Des silhouettes s’effacent avant même le bruit,
C’est devenu normal, presque une habitude,
On banalise le chaos, on vit dans l’incertitude.
Les mains s’endurcissent, les cœurs deviennent pierre,
On apprend trop tôt à se taire et à faire taire,
Un billet facile remplace mille leçons,
Et la morale se perd dans le fond des saisons.
Refrain
Dans mon quartier, tout s’achète, même le silence,
La nuit avale les âmes, nourrit la violence,
On marche sur des lignes qu’on n’a jamais choisies,
Entre l’ombre et la chute, on joue avec nos vies.
Couplet 2
La drogue circule comme un poison discret,
Elle promet l’oubli mais te vole le respect,
Des regards éteints derrière des sourires forcés,
Des vies entières pour quelques grammes dispersés.
J’ai vu des amis vendre leur âme au détail,
Perdre leur reflet dans des deals sans morale,
Les poches se remplissent mais les yeux se vident,
Et plus rien n’a de sens quand la nuit décide.
Une embrouille éclate pour un mot mal placé,
Et le sang remplace les paroles qu’on n’a pas pesées,
La violence devient un langage banal,
Un réflexe primaire dans un monde brutal.
Les sirènes reviennent, mais rien ne change,
Les mêmes scènes, les mêmes mélanges,
Justice lointaine, colère proche,
Et les rêves finissent toujours dans la poche.
Refrain
Dans mon quartier, tout s’achète, même le silence,
La nuit avale les âmes, nourrit la violence,
On marche sur des lignes qu’on n’a jamais choisies,
Entre l’ombre et la chute, on joue avec nos vies.
Couplet 3
Les plus jeunes observent, absorbent chaque détail,
Ils grandissent trop vite dans ce décor qui déraille,
Ils veulent l’argent, le respect immédiat,
Sans voir les chaînes invisibles sous chaque appât.
Les cages d’escalier deviennent des écoles,
Où l’on apprend à tomber avant même de voler,
Les rêves se brisent avant d’avoir grandi,
Et l’avenir se vend au prix d’une nuit.
Des portes qui claquent, des mères qui prient,
Des noms qu’on murmure quand tout est fini,
Le quartier oublie vite mais la douleur reste,
Gravée dans le béton, dans chaque geste.
J’écris ces lignes comme un constat amer,
Pas pour glorifier mais pour ouvrir les paupières,
Parce que derrière chaque fait qu’on raconte à moitié,
Y’a des vies entières lentement abîmées.
Pont
Et même si tout semble noir dans le décor,
Y’a des âmes qui résistent encore,
Mais faut du courage pour briser la chaîne,
Quand tout te pousse à rester dans la peine.
Couplet 4
Certains rêvent encore de quitter la zone,
Mais les racines sont lourdes, comme une prison,
Chaque pas dehors est un combat discret,
Entre ce que tu fuis et ce que tu deviens.
Les nuits sont longues, remplies de doutes,
Entre la tentation et changer de route,
Le quartier te teste, te tire vers le bas,
Et peu arrivent vraiment à sortir de là.
Alors j’écris plus sombre, parce que c’est réel,
Pas de cinéma, pas de conte artificiel,
Juste des fragments d’une vie cabossée,
Où l’espoir lutte pour ne pas s’effacer.
Outro
Le béton avale tout, même les regrets,
Les rêves s’effacent mais la douleur reste vraie,
Entre vols, violence et paradis artificiels,
On cherche encore une sortie dans ce réel.