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Je suis l’étranger qui passe, laissez l’orage avan

Je suis l’étranger qui passe, laissez l’orage avanv-Fi

Jazz Rap,Rap,West Coast Rap,Melancholy,Fast tempo,Energetic,Male Bass,Male & Female Duet
de La Personne EricDec 3, 2025
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J’suis l’étranger qui passe, et quand j’avance les routes se crispent, J’traîne la rage dans mes pas, et vos prières deviennent des pistes. La paille m’éveille, la nuit me taille, j’fends l’horizon comme un verdict, Les sabots rongés par les pierres — mon silence est un cri pudique. J’suis l’ombre que t’as laissée, le revenant qu’tu croyais oublié, J’suis la ronce du remords, le nœud serré dans ton gosier. Mon âme est un lingot de plomb, mon cœur un rocher qu’on n’peut miner, Mes yeux — deux brasiers arides où ta mémoire vient s’étrangler. J’suis l’étranger qui reste, l’herbe mauvaise au pied d’ton histoire, Le pli du front, la ride qui tire, le grain qui hante ton miroir. Mes hardes sont des lierres, mes sourires — des masses d’acier, J’raye les murs de ton passé, j’te fais vieillir rien qu’à m’croiser. Recule de mon sillon, j’plante des pierres dans chaque regard, Approche et j’fais jaillir des tombes au milieu d’ton boulevard. Je frappe sec, j’parle peu, je marche droit, j’me fonds dans l’brouillard, Et si tu m’cherches, tu n’trouves rien — juste un souffle, un écart, un noir. (Double-time upshift) 17. J’suis l’trimard qui déboule dans les sentes où vos vies glissent, 18. J’ramasse les larmes, les serments morts, les baisers sans malice. 19. Les enclos me connaissent, les lopins m’laissent des cicatrices, 20. J’sème le doute dans l’air, j’suis la trace qui jamais ne s’efface, qui persiste. Holà l’enfant, laisse passer, mon pas t’fera plier l’échine, J’suis l’orage qui ride les jours, la cloche cassée des heures assassines. T’étais fou, t’étais jeune, maintenant t’bégayes dans ta poitrine, T’es un vieux loup qui s’fane, moi j’suis l’acier qui jamais s’incline. J’suis la graine que t’as semée, la faute qui revient t’ravir, Le souvenir tatoué profond, que tu n’peux ni laver ni fuir. Regarde-moi encore une fois — tu vois ? Tu commences à pourrir, Ton passé remonte d’un bloc, mon ombre vient t’ensevelir. J’suis l’étranger qui passe, qui frappe, qui griffe, qui glace le vent, J’suis l’étranger qui reste, qui t’noue le souffle et vole ton sang. Besace au dos, gourdin en main — j’t’ouvre la voie, j’fends le temps, Et quand j’dis « passe au loin », c’est déjà trop tard : j’suis dedans.