Деталі музики
La honte au fond du cœur

La honte au fond du cœurv-Vox

Style : Rap dystopique, cru, sombre et politique Prod : Piano glacé, nappes industrielles, basses lourdes saturées, kicks secs, percussions lentes et écrasantes — 78 BPM Ambiance : Fin du monde économique, pression sociale constante, climat de guerre silencieuse, survie urbaine, effondrement climatique et institutionnel Flow : Grave, précis, technique, avec phases rapides multisyllabiques et retours lents quasi parlés. Refrains scandés comme des slogans de crise Écriture : Métaphores financières, imagerie climatique violente, lexique de marché détourné, critique systémique, punchlines cyniques, narration pessimiste réaliste
avatarKevin SuysMay 27, 2026
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[Couplet 1] J’ai grandi dans des couloirs qui puent la rage et la pisse, Des mères qui pleurent en silence, des pères noyés dans le vice. Les poches vides, les regards noirs, les rêves coupés au couteau, On apprend tôt que le respect s’achète parfois dans le chaos. Y’a des gamins qui cachent leurs larmes derrière des grandes gueules, Des filles qui se détestent parce qu’on les compare entre elles. Des types qui crèvent de honte parce qu’ils comptent chaque centime, Qui sourient en public alors qu’à l’intérieur tout s’abîme. J’ai vu la honte dans les yeux d’un frère sans diplôme, Qui disait “j’suis qu’une merde” à force d’entendre les mêmes mots. Dans le miroir y’a des cicatrices que personne applaudit, Des blessures qu’on maquille avec l’alcool et les conneries. On cache nos failles sous des Nike et des faux sourires, Mais la nuit chaque démon revient pour nous pourrir. Y’a ceux qui mentent sur leur vie pour paraître plus solides, Ceux qui baissent les yeux parce qu’ils se sentent inutiles. La honte ça te colle à la peau comme une odeur de brûlé, Comme un souvenir sale que t’arrives jamais à laver. [Refrain] On porte tous un cadavre au fond du cœur, Une putain de honte qui nous ronge de l’intérieur. Des secrets sales, des regrets qu’on enterre, Des cris coincés dans la gorge depuis l’enfance et la misère. On veut paraître forts mais on saigne pareil, Sous les néons des villes ou sous le soleil. On traîne nos fautes comme des chaînes autour du cou, Et même quand on sourit, y’a toujours quelque chose de fou. [Couplet 2] Y’a des mecs détruits parce qu’ils ont peur d’aimer, Parce qu’on leur a appris qu’un homme doit jamais pleurer. Alors ils frappent les murs, ils frappent parfois les autres, Mais au fond c’est leur propre reflet qu’ils veulent foutre en morceaux. Y’a des femmes qui se regardent et se sentent jamais assez belles, Bouffées par des standards inventés par des cerveaux cruels. Des corps jugés, des photos filtrées, des complexes à vie, Des “t’es trop grosse”, “t’es trop maigre”, répétés comme des fusils. Et puis y’a la honte des familles éclatées, Des parents absents, des repas froids, des enfances éclopées. La honte d’avoir été pauvre, d’avoir porté les mêmes fringues, D’avoir connu les huissiers avant même de connaître le luxe. J’rappe pour les gars qui se sentent cassés de l’intérieur, Ceux qui sourient au boulot puis rentrent seuls avec leur peur. Pour les filles harcelées qui se détestent en silence, Pour les rejetés qui traînent leurs blessures comme une sentence. On vit dans un monde où chacun joue un personnage, Où montrer sa douleur devient presque un sabotage. Alors on s’invente des masques, des rôles, des faux noms, Mais la vérité finit toujours par gueuler dans le fond. [Refrain] On porte tous un cadavre au fond du cœur, Une putain de honte qui nous ronge de l’intérieur. Des secrets sales, des regrets qu’on enterre, Des cris coincés dans la gorge depuis l’enfance et la misère. On veut paraître forts mais on saigne pareil, Sous les néons des villes ou sous le soleil. On traîne nos fautes comme des chaînes autour du cou, Et même quand on sourit, y’a toujours quelque chose de fou. [Couplet 3] J’ai vu des types honteux d’être au chômage à quarante ans, Comme si la valeur d’un homme se résumait à l’argent. Des mères qui culpabilisent de pas offrir mieux à leurs gosses, Pendant que les riches parlent de mérite en levant leurs verres de luxe. Y’a la honte des dépendances, des pilules et des bouteilles, Des “j’arrête demain” murmurés au réveil. Des gens qui se détruisent juste pour oublier leurs cicatrices, Parce que le silence dans leur tête ressemble à un précipice. Y’a ceux qui regrettent d’avoir trompé, frappé, menti, Ceux qui portent le poids d’un passé qui les poursuit. La honte peut transformer un cœur en prison froide, Te faire croire que t’es né pour rester dans la merde et l’ombre. Mais écoute-moi frère, écoute-moi sœur, Même les âmes brisées méritent encore un peu d’honneur. On est des humains paumés qui cherchent juste un endroit sûr, Pas des monstres, pas des déchets, pas des erreurs impures. Alors relève la tête même si le passé te dévore, Les cicatrices racontent aussi que t’es encore vivant, encore. [Outro] Ils nous ont appris à fermer nos gueules et serrer les dents, À cacher la peur derrière la fumée, les bagarres et l’argent. Mais la honte nourrit le silence et le silence tue lentement, Comme un couteau planté dans le ventre depuis trop longtemps. J’connais des sourires faux qui cachent des envies de disparaître, Des regards vides qui supplient juste qu’on les laisse renaître. On n’est pas faits pour porter seuls tout ce poison dans nos têtes, Toute cette merde héritée des blessures et des défaites. Alors si t’écoutes ce son dans une chambre ou dans la rue, Rappelle-toi qu’au fond de la nuit t’es pas complètement perdu. Même les cœurs brûlés peuvent rallumer une lumière, Même les âmes noyées peuvent respirer après l’enfer. Même quand tout s’écroule, reste debout frère..