[Titre : On scrolle encore]
[Intro]
On voulait juste parler au monde…
Puis le monde est devenu un écran…
Et maintenant…
On scrolle pour oublier qu’on est seuls…
[Couplet 1]
Les nuits brillent en bleu dans nos chambres fermées
Des milliers de visages sans jamais se toucher
On rit sous les memes comme des enfants perdus
Avec des cœurs trop pleins qu’on ne montre plus
On poste des soleils sur des vies en hiver
Des sourires calibrés pour cacher nos enfers
On veut devenir grands dans des mondes virtuels
Mais nos âmes s’abîment sous la lumière artificielle
[Pré-Refrain]
Et parfois quand tout s’éteint
Quand le silence revient
J’entends battre quelque chose
Que les écrans n’effacent pas…
[Refrain]
On scrolle encore, encore, encore
Comme des fantômes perdus dans le décor
Des étoiles mortes au milieu des ports
Qui cherche encore quelqu’un dehors
On veut disparaître et devenir immense
Être aimés malgré nos silences
On danse seuls sous les néons du nord
Et malgré tout…
On scrolle encore
[Couplet 2]
Brain rot dans les têtes et dopamine au réveil
Des cerveaux fatigués qui regardent le soleil
À travers une vitre remplie de notifications
On connaît tous les codes de notre génération
Humour noir permanent pour éviter les larmes
Des phrases ironiques pour désamorcer l’alarme
On rêve de vrais gens, de regards imparfaits
D’un monde un peu moins faux que ce qu’on nous vendait
[Pré-Refrain]
Alors on coupe tout parfois
Le bruit, les réseaux, les voix
Et dans le vide immense
On cherche encore un sens…
[Refrain]
On scrolle encore, encore, encore
Comme des fantômes perdus dans le décor
Des étoiles mortes au milieu des ports
Qui cherche encore quelqu’un dehors
On veut disparaître et devenir immense
Être aimés malgré nos silences
On danse seuls sous les néons du nord
Et malgré tout…
On scrolle encore
[Bridge]
Et peut-être qu’au fond
On voulait juste être compris
Pas devenir des chiffres
Ou des ombres infinies
Peut-être qu’il reste encore
Un peu d’humain sous nos masques
Une lumière fragile
Sous les pixels qui s’effacent…
[Dernier Refrain]
On scrolle encore, encore, encore
Mais nos cœurs frappent encore plus fort
Sous les ruines lumineuses du décor
Il reste encore des vivants dehors
On veut ralentir la cadence
Retrouver un peu de silence
Avant que le monde nous dévore
Et malgré tout…
On s’aime encore…
[Outro]
Le téléphone s’éteint…
La nuit respire enfin…